Radiateurs d'appoint : deux modèles testés avant l'hiver

Radiateurs d'appoint : deux modèles testés avant l'hiver

Convecteur mural ou bain d'huile : le bilan d'un essai en conditions réelles

Deux radiateurs d’appoint testés avant l’hiver : ce qu’ils valent en usage réel

Rallumer le chauffage pour plusieurs mois, oui, mais encore faut-il savoir si les solutions d’appoint tiennent leurs promesses une fois installées chez soi. 20 Minutes a passé au banc d’essai deux nouveaux venus sur ce marché en pleine expansion : le 711S du fabricant chinois Dreo et l’Edge Oil du néerlandais Duux. Objectif : chauffer une seule pièce, quelques heures par jour, sans faire grimper la facture de gaz ou d’électricité.

Le contexte est celui d’une période charnière. L’automne est bien là. La température reste douce en journée, mais la fraîcheur se fait sentir le matin et le soir. Les radiateurs d’appoint servent précisément à passer ce cap, en attendant la mise en route du chauffage central.

Le 711S de Dreo, un convecteur pensé pour l’installation murale

Dreo, arrivée sur le marché français il y a quelques mois avec ses ventilateurs à brumisateurs intégrés, a présenté son 711S au salon de l’électronique IFA de Berlin. Côté mise en œuvre, l’appareil offre deux configurations : fixé au mur, avec visserie et mode d’emploi fournis, ou monté sur pieds pour un usage nomade. Dans ce second cas, pas de roulettes, mais une poignée de transport.

Le fonctionnement repose sur la convection : une résistance interne réchauffe l’air à son contact, tandis qu’une vitre en façade, de 78,5 x 44 cm, participe à la diffusion de la chaleur et limite l’effet « air sec ». D’une puissance de 2.000 watts, le radiateur propose quatre modes de chauffe (H1, H2, H3 et Eco), qui influent sur la rapidité de montée en température et, par conséquent, sur la consommation électrique. L’air chaud s’échappe par la grille supérieure, la vitre en verre trempé diffusant la chaleur de façon homogène.

En exploitation quotidienne, l’appareil se pilote depuis son panneau de contrôle tactile, sa télécommande ou son application. Celle-ci permet de programmer l’usage de façon détaillée : allumage dans un délai choisi, activation et extinction jour par jour et heure par heure. Une lacune toutefois : pas de timer pour une extinction automatique au bout d’un temps donné. Autre point de vigilance : à haute température, réglable jusqu’à 35°, la vitre de façade peut devenir très chaude.

Destiné à une installation fixe dans une chambre, un bureau ou une salle de bains, où sa norme IP24 lui permet de supporter de petites projections d’eau, le 711S mise aussi sur son design. Un fin filet lumineux à base de LED, imitant un feu de cheminée, peut même s’allumer en façade. Prix : 149,99 euros.

L’Edge Oil de Duux, la mobilité comme argument

Duux, firme néerlandaise connue pour ses déshumidificateurs d’air et ses ventilateurs, a fait un pari différent avec l’Edge Oil : la mobilité. Monté sur roulettes et équipé de deux poignées, l’appareil reste malgré tout massif, avec ses 71 x 46 x 23 cm et ses 15,3 kg. Son allure, blanche ou grise, demeure moderne.

Techniquement, l’Edge Oil utilise le bain d’huile : une résistance électrique chauffe une huile minérale thermique qui restitue sa chaleur par rayonnement et convection douce. L’avantage du principe est qu’il continue à diffuser de la chaleur quelque temps après l’arrêt de l’appareil. La différence avec les radiateurs à bain d’huile classiques tient à la technologie FlowBoost du fabricant : de petits ventilateurs, assez discrets à l’oreille, accélèrent la diffusion de la chaleur. Duux affirme que la chaleur est ressentie deux fois plus vite qu’avec un modèle classique, une affirmation difficile à vérifier. Sans chronomètre, l’essai a néanmoins confirmé une montée en chauffe agréablement rapide.

Trois modes sont disponibles : Eco, qui économise 50 % d’énergie, Normal et Boost, qui sollicite la ventilation. En ce début d’automne, où il suffit de chauffer brièvement un salon ou une chambre le matin ou le soir, l’appareil s’est révélé très efficace. Inutile de le mettre en route de longues minutes à l’avance pour gagner quelques degrés. Le pilotage passe par le panneau de contrôle, la télécommande ou l’application, qui autorise une programmation jour par jour et heure par heure. Le timer permet de régler l’extinction au bout d’une, deux ou trois heures.

Proposé en deux puissances, 1.500 watts pour une pièce d’environ 25 m2 et 2.000 watts pour 30 m2, l’Edge Oil affiche 219,99 euros et 249,99 euros. Deux réserves à l’usage : la grille supérieure peut monter très chaude, même si le corps de l’appareil reste isolé des fortes températures, et le mode d’emploi disponible en ligne n’est pas traduit en français, ce que l’on aurait apprécié pour un appareil par ailleurs très simple d’emploi.

Questions-réponses

Comment s'installe le 711S de Dreo ?

Il se fixe au mur avec visserie et mode d'emploi fournis, ou se monte sur pieds pour un usage nomade, avec une poignée de transport mais sans roulettes.

Qu'apporte la technologie FlowBoost de Duux sur l'Edge Oil ?

C'est une technologie de petits ventilateurs discrets qui accélèrent la diffusion de la chaleur ; Duux affirme que la chaleur est ressentie deux fois plus vite qu'avec un modèle classique, une affirmation difficile à vérifier.

Quels sont les prix des deux appareils testés ?

Le 711S de Dreo est proposé à 149,99 euros, tandis que l'Edge Oil de Duux coûte 219,99 euros en 1.500 watts et 249,99 euros en 2.000 watts.

Quelles limites ont été relevées à l'usage ?

Le 711S ne dispose pas de timer pour une extinction automatique et sa vitre de façade peut devenir très chaude jusqu'à 35° ; l'Edge Oil a une grille supérieure très chaude et son mode d'emploi en ligne n'est pas traduit en français.

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