Christine Lagarde n’a pas encore dit un mot sur ses intentions pour l’Élysée, mais Bruno Le Maire, lui, brûle déjà d’enthousiasme. Interrogé jeudi sur LCI, l’ancien ministre de l’Économie a salué celle qui vient d’annoncer son départ anticipé de la Banque centrale européenne (BCE) comme une personnalité rarement égalée sur l’échiquier politique français, à quelques mois seulement du scrutin présidentiel.
«Je suis enthousiaste, parce que je pense que, parmi toutes celles et tous ceux qui peuvent légitimement prétendre à la fonction suprême, celle de chef de l’Etat (…), Christine Lagarde fait partie des rares personnalités qui me semblent remplir ces qualités», a affirmé Bruno Le Maire.
Le timing intrigue. Jeudi, Christine Lagarde a déclaré qu’elle quittait prématurément la tête de la BCE pour «avoir la liberté de parole, la liberté d’expression et la liberté de (s)’engager sur des sujets qui ne relèvent pas de la politique monétaire». Une sortie qui tombe à quelques mois du vote en France et qui alimente aussitôt les spéculations sur ses ambitions.
Pour Bruno Le Maire, le signal est clair. «J’espère avoir bien compris qu’elle reviendra dans le débat politique et qu’elle jouera un rôle dans les années qui viennent», a-t-il indiqué, rappelant que Christine Lagarde avait déjà été ministre. «Donc je pense que si elle revient, c’est sans doute qu’elle aspire à plus», a complété l’ancien locataire de Bercy.
Il a tenu à souligner ce que représenterait, à ses yeux, une telle candidature pour le pays. «En tout cas, je le souhaite aussi pour mon pays», a-t-il ajouté au sujet de celle qui occupa le même ministère de l’Économie durant quatre ans, sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
Reste que rien n’est joué, et Le Maire le reconnaît lui-même. «Après, ce sera son choix, ce sera sa décision», a-t-il conclu, laissant à Christine Lagarde le soin de trancher sur son avenir politique.
Entre-temps, l’annonce de ce départ anticipé et les réactions qu’elle suscite donnent un premier aperçu du positionnement des figures politiques à la veille de l’échéance. La déclaration de Bruno Le Maire, rapportée notamment dans la presse française (https://www.lefigaro.fr/elections/presidentielles/presidentielle-2027-bruno-le-maire-enthousiaste-a-l-idee-d-une-eventuelle-candidature-de-christine-lagarde-20261030), illustre l’attention que suscite la perspective d’un retour de Christine Lagarde dans le débat national. Reste à savoir si elle confirmera, ou non, les espoirs placés en elle.